FAQ

Quelles sont les conditions pour participer à cet enseignement ?

Il y a une multitude de conditions comme par exemple être sincère et intègre vis-à-vis de soi-même, être endurant sur la durée, être prêt à se remettre en question en profondeur, avoir comme objectif principal dans sa vie d’arriver au bout de soi, ne pas être en quête du bonheur, désapprendre à juger, etc.

Je ne connais personne dans mon entourage qui serait susceptible de s’y intéresser. Comment se fait-il qu’il y ait si peu d’êtres humains qui s’interrogent sur le sens de leur vie ?

La réponse est la même que celle donnée à la question précédente. Observez la plupart des êtres humains par rapport à ces conditions.

Je connais plusieurs personnes qui ont eu des intuitions ou des révélations profondes, d’autres parlent d’expériences spirituelles ayant remis profondément en question leur modèle du monde. Est-ce que ça joue un rôle dans ton enseignement ?

Nous appelons ce genre d’événement des « percées existentielles ». En effet, elles peuvent jouer un grand rôle dans la vie de quelqu’un et peuvent l’amener à se mettre en route pour la quête ultime.

Quelle est la forme de votre enseignement, ses pratiques ? Méditation ? Exercices de type thérapeutique (catharsis, respirations, …) ? Pratiques physiques (Yoga, Qi gong, …) ? Autre ?

La forme principale est le sohbet (ce terme provient du turc et est utilisé dans certains groupes soufis pour décrire ce qui se passe au cours de leurs rencontres.) Le sohbet vient d’un endroit « sans ego ».
L’ambiance générale est celle d’un respect mutuel, d’une attention portée les uns aux autres, et d’une émotion particulière de camaraderie aimante. Il s’agit d’une conversation sincère, aimable et consciente autour de questions pertinentes et essentielles, entre des personnes qui ne sont pas dans une position de défense ou de pouvoir. Il arrive que des participants aient des révélations existentielles profondes. Le sohbet peut durer plusieurs heures. C’est la culture de l’empathie et de la camaraderie les uns envers les autres, s’abstenant de toute interaction thérapeutique ; un accent mis sur la quête existentielle ; une révélation intime ; une écoute profonde ; la sincérité, ou l’engagement de l’être entier ; la générosité ; écouter et parler à partir du cœur.
Les soufis disent :
Il existe 3 voies pour se relier au Divin :
 l’une c’est la prière;
 un cran au-dessus c’est la méditation;
 et encore un cran au-dessus c’est le sohbet.
Dit simplement, cela signifie que la conversation est d’une nature totalement différente. C’est une conversation entre amis d’esprit et de cœurs, c’est une écoute profonde et la transmission du cœur également.
Il favorise la compréhension de ce que nous sommes et la compréhension de ce qui émerge de nous pendant les réunions.

Parfois on danse le whirling, on fait du zikr et du chant harmonique (qu’on appelle aussi le chant du cœur), qui est la mise en vibration de l’écoute osseuse, et des travaux de tout genre comme jardinage, bricolage et constructions.

Quelle est la place de l’ésotérisme et du mysticisme dans cet enseignement ?

Nous n’utilisons pas ces termes.

Peut-on dire que derrière chaque souffrance utile se cache une vérité première quant à notre vraie nature que l’on n’accepte pas : je suis impuissant, rien ne se produit par ma volonté, je ne suis pas aimé, je suis seul, je ne suis rien… ?

Oui.

La souffrance nécessaire nous renvoie-t-elle ultimement à « je ne suis rien », « je n’existe pas », à notre a-néant-issement ?

Oui, les portes du néant s’ouvrent si on accueille la souffrance nécessaire chaque fois qu’une opportunité se présente.

Comment opère la souffrance utile/nécessaire ? Que déclenche-t-elle ou bien que produit-elle en nous ? Quels sont ses effets « utiles » en nous ?

Chaque fois qu’on accueille une souffrance utile en écartant les souffrances inutiles on vit une mini-transformation, on se débarrasse d’une partie du superflu accumulé dans le passé.

La peur de la souffrance utile n’est-elle pas pire que le vécu de celle-ci ?

Il n’y a rien de pire que l’évitement de l’accueil d’une souffrance utile. La peur de la souffrance nécessaire est un prétexte pour ne pas l’accueillir.

La valeur de base est-elle l’expression du « je suis » ?

Le « je suis » dans l’absolu est impersonnel, la valeur de base est l’expression individuelle de l’absolu.

« L’ouverture », « l’accueil », « la présence ouverte », « l’acceptation de la vie telle qu’elle est »… ne conduisent-ils pas obligatoirement à vivre la souffrance utile ?

C’est ça.

Quand Gurdjieff parle (selon certains de ses élèves comme Nicoll ou Ouspensky) de ne pas exprimer ses émotions négatives, s’agit-il en fait d’une invitation à vivre la souffrance utile à laquelle on cherche à échapper au travers de la colère, de la critique, de la jalousie… ?

C’est ça.

D’un autre côté n’est-il pas utile d’exprimer une colère consciemment vécue, du moment qu’on accepte d’avance les conséquences de cette colère exprimée ? La colère peut être une réponse adéquate à une situation donnée, non ?

La colère consciente peut en effet être une réponse adéquate; elle ne dénigre ou accuse ni soi-même ni l’autre et ne crée pas de séparation comme le fait la colère habituelle. Exprimer une colère consciente n’est possible qu’à partir du moment où on a appris à accueillir systématiquement la souffrance nécessaire quand la situation l’exige.

Tout le monde peut-il suivre un tel enseignement ?

Non.

Quand je me balade sur des sites parlant d’éveil ou dans des groupes de réseaux sociaux, il est souvent fait mention « d’éveil spontané » ou dans la mouvance néo-advaita, que tout est déjà là, et qu’il n’y a rien à faire…Comment comprendre cela et du coup a-t-on vraiment besoin d’un guide pour s’éveiller ?

Le néo-advaita est une supercherie.
Il y a un article ici à ce sujet :
http://www.quete-ultime.org/le-neo-advaita-demystifie/
http://www.spiritualteachers.org/neo_advaita_article.htm  (in english version)

Qu’est-ce que signifie réellement être éveillé ?

Nous n’utilisons pas ce terme parce qu’il est souvent compris comme quelque chose d’acquis définitivement.

Dois-je faire de gros changements dans mon style de vie si je suis cet enseignement, c’est-à-dire laisser tomber mes centres d’intérêt ou mes possessions personnelles ?

Non. Cela peut arriver ou non une fois qu’on est engagé.

Est-ce qu’il y a une fin à cet enseignement ou bien est-ce qu’il dure toute la vie ?

Pour envoyer un satellite sur orbite, cela nécessite une fusée.
Une fois qu’il est sur orbite, il se meut par lui-même.
C’est la même chose avec cet enseignement : l’élève a besoin de travailler sur lui-même pour se dépouiller de ses scories afin de devenir capable de vivre la dynamique naturelle de la vie.

Dois-je voyager pour participer à des rencontres lors de cet enseignement ?

Plus tard, oui, mais pas au début.

Cet enseignement comporte-t-il des rituels ou des cultes ? Devrais-je abandonner ma propre religion si je participe à cet enseignement ?

Pas de rituel, pas de culte ici.
Les religions sont comparables à des magasins d’occasion.
Nous sommes dans du neuf.

Je fume et je bois de l’alcool occasionnellement. Est-ce que c’est ok ou pas ?

C’est ok.

Pourquoi donnes-tu cet enseignement ? Quelle est ta motivation personnelle, que veux-tu accomplir ?

La seule chose que je peux dire c’est que c’est une obligation existentielle pour moi, c’est ma destinée.

D’après toi, quel est le but ultime (s’il y en a un) de quelqu’un qui s’engagerait dans cet enseignement ?

Trouver la Vérité ultime de la vie et de la mort.

En m’engageant dans cet enseignement, y-a-t-il un risque pour mon bien-être ? Je me méfie des enseignements de type religieux où des gens ont été blessés à vie.

Cet enseignement s’adresse aux personnes qui sont capables de prendre l’entière responsabilité d’eux-mêmes. Les adeptes d’un enseignement basé sur un culte en sont incapables. Dans les cultes, généralement la porte d’entrée est grande ouverte et vous devez exploser la porte de sortie. Ici, c’est exactement l’inverse.

Je suis confus car dans votre site, il n’y a pas de nom ni de photo de personne. Vous parlez de « nous », d’un groupe, mais aussi d’un instructeur : qui est l’instructeur ? Et pourquoi tant de mystère ?

Photos et noms sont utiles, surtout quand on a besoin d’un passeport.  🙂
L’historique personnel, statut social ainsi que noms et portraits n’ont aucune importance ici.
Nous travaillons sur l’Essentiel en direct, l’historique personnel ne compte pas.

Certains enseignements parlent de voie directe, de non-effort. D’autres semblent plus progressifs. Comment situez-vous votre enseignement ?

Voie directe, non-effort : le rêve illusoire de chaque chercheur… Progressif non plus; ça se passe plutôt par des étapes qui sont différentes pour chacun.

Je vis en couple et ma (mon) compagne (compagnon) n’est pas intéressé (e) par la spiritualité. Est-ce un problème pour suivre votre enseignement ?

Non.

Qui est l’instructeur de ce groupe ou école ou quoi que ce soit ?

Il est ce qu’on pourrait appeler un « mec sympa » qui est disponible pour travailler avec des gens qui sont sérieusement intéressés à arriver à la fin de leur évolution.

Pourquoi devrais-je le suivre lui plutôt que quelqu’un d’autre ?

Quelque chose à l’intérieur de toi te le dira.

Qu’est-ce que cet enseignement exactement, d’où provient-il ? Est-il issu d’une lignée existante ou… ?

Cet enseignement a débuté il y a plus de vingt ans ; Sur ce site web, on trouve quelques indications au sujet de ce qu’il s’y passe. Il y a une lignée mais nous n’en parlons pas. Il peut arriver que la lignée se révèle à un élève.

Quelle place tient exactement la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) dans cet enseignement ? J’ai été l’élève de beaucoup d’enseignants et d’enseignements différents et je n’en ai jamais connus qui utilisaient la PNL (pour autant que je le sache.)

L’instructeur a été un maître de PNL dans le passé. Il existe des techniques avancées de PNL qui peuvent être utiles pour déclencher des aperçus et pour être conscient des aspects cachés de la fausse identité.

Y a-t-il des élèves ou des personnes dans cet enseignement qui vivent la même chose que l’instructeur ?

Oui.

Est-il réellement illuminé ?

L’illumination sonne souvent comme un achèvement ultime, c’est la raison pour laquelle nous n’employons pas ce terme. Le seul « achèvement » ultime c’est la mort physique. Nous préférons rester dans une auto-observation constante pour ne pas perdre la capacité – en nous auto-illusionnant que nous sommes arrivés au bout – de déterrer des « graines non cuites ».

Je ne comprends pas les ¾ de ce que je lis sur votre site, c’est quoi mon problème ?

Il n’y a pas de problème ; c’est simplement que cet enseignement ne vous convient probablement pas.

Est-ce que des élèves sont partis ou ont été éjectés de l’enseignement ? Si oui, pour quelles raisons ?

La porte pour sortir de cet enseignement est grande ouverte et régulièrement un élève est tenté de partir, et quelques-uns le font. Il est facile de trouver de bonnes raisons pour partir, spécialement quand des « graines non cuites » coriaces remontent à la surface. Personne n’a été éjecté ; à certains, il a été recommandé de voir ailleurs.

Votre enseignement ou ce qu’on en comprend à la lecture de votre site, dégage à la fois un parfum d’authenticité mais aussi d’implacabilité qui ne laisse pas de place aux concessions, et ma question est : comment être sûr que ce chemin est fait pour moi si je ne me connais pas moi-même dans mes réactions possibles, si la souffrance nécessaire engendrée par le processus est trop forte ? Comment faire si je m’engage pour respecter mon engagement sans renoncer en chemin ?

La souffrance nécessaire ne peut par définition pas être « trop forte ». Néanmoins, elle peut être vécue subjectivement comme telle. Ce qui s’impose dans ces moments c’est de se souvenir pourquoi et pour quoi on s’est engagé, et renouveler cet engagement, ou partir.

Je ne suis pas ce corps, je ne suis pas mes émotions, je ne suis pas mes pensées. Parle-nous de l’identification.

Ces paroles, si elles restent au niveau intellectuel, n’ont pas de valeur. C’est un travail de longue haleine de se débarrasser des identifications, des attachements qu’on a accumulés depuis des années. Ces identifications ont un effet similaire à des drogues dures sur le système nerveux, et le sevrage n’est pas chose facile.

Pourtant, revenir à notre sensation corporelle brute, sans identification au corps et interprétation intellectuelle ou émotionnelle est le moyen de « transformer » une matière « grossière » en matière « subtile ». Qu’est-ce qui se transforme ?

Cette transformation qui nous ramène à « l’état naturel » n’est pas du « grossier » vers le « subtil ». La transformation a lieu quand nous diminuons l’impact des mécanismes identitaires par l’accueil de la souffrance nécessaire qui doit se faire systématiquement, à la moindre contrainte.

Est-il incompatible de suivre plusieurs enseignements parallèlement ?

En règle générale, oui.

S’il y en a un, quel est le point commun entre tous ceux qui suivent ton enseignement ?

Tous sont sérieusement engagés pour arriver au bout d’eux-mêmes avant de mourir et remplissent les conditions énoncées plus haut.

Qu’est-ce qui t’a fait choisir cette voie ?

Cette voie m’a choisi.

Comment être sûr que c’est le chemin qu’on doit suivre ?

Dans l’idéal, il y a quelque chose d’insaisissable qui fait écho en soi.

Peut-on, doit-on, donner toute sa confiance au seul instructeur ?

Je te recommande de visionner la vidéo de Stephen Wolinsky qui répond bien à ça.

Si on est confronté à sa seule solitude au plus profond de l’intimité de soi-même, quel rôle joue l’instructeur dans la transmission et la transformation possible évoquée dans l’enseignement ?

L’instructeur sait ce que tu vis parce qu’il l’a vécu de son côté. Il t’accompagne de près dans ce processus.

Y a-t-il un recours possible pour participer à cet enseignement si on ne peut pas remplir toutes les conditions demandées ?

Non.

Peut-on, en étant conscient de ne pas tout comprendre, y participer ?

Nous travaillons sur les 3 centres: intellectuel, émotionnel et corporel/instinctif. Si un de ces centres est sous-développé, il est judicieux d’y mettre l’accent.

Qu’est-ce qui ferait que ton enseignement s’arrête ?

Quand je sens que ça tourne en rond et qu’il n’y a plus d’évolution.
Il s’est déjà arrêté 2 fois, et ensuite ça a recommencé quelque temps après.

Quelles raisons feraient que tu demandes à quelqu’un de quitter cet enseignement ?

Quand je sens que c’est mieux pour lui et pour le groupe. Mais ça ne s’est jamais produit.
Normalement les gens quittent de leur propre gré.

Y a-t-il eu des personnes qui sont revenues après être parties ?

Non.

Est-ce qu’on a vraiment le choix de son engagement dans cet enseignement, ou le choix est-il une illusion ?

Chacun est capable de prendre une décision existentielle, une qui ne transige pas. On a clairement le choix. Souvent cette décision de vouloir arriver au bout de sa vie, de vouloir saisir le sens de la vie avant de mourir, a déjà été prise avant de rencontrer un enseignement authentique. Elle doit être renouvelée régulièrement.

Est-ce un frein de ne pas avoir suivi d’enseignement avant de te rencontrer ?

Non.

Fais-tu une sélection ?

Oui.

Sur quoi te bases-tu pour accepter une nouvelle personne dans ton groupe ? Quelle est ton exigence par rapport à une nouvelle demande d’intégrer le groupe ?

Ça se fait petit à petit. Quand quelqu’un de nouveau débarque, j’ausculte dans un premier temps surtout sa capacité de sincérité vis-à-vis de lui-même, et sa capacité de se remettre en question.

Est-il plus facile de participer à ton enseignement quand on fonctionne dans le ressenti plus que dans le mental ?

Non.

Peux-tu reconnaître la valeur d’un être qui te sollicite pour la première fois ?

Non.

Quelle est la place de l’intuition dans ton enseignement ?

L’intuition n’est pas spécifique à l’enseignement. Selon le dictionnaire Larousse il y a 2 définitions:
1. Connaissance directe, immédiate de la vérité, sans recours au raisonnement, à l’expérience.
2. Sentiment irraisonné, non vérifiable qu’un événement va se produire, que quelque chose existe.
Quand une intuition émerge, simplement l’observer sans y adhérer.

Comment favorises-tu la libération de la créativité des individus dans ton groupe ?

Ça se fait tout seul.

Comment fais-tu pour qu’un individu puisse s’épanouir dans sa valeur d’être, puisse évoluer, puisse se libérer de lui-même ?

Il y a de multiples exemples sur ce site à ce sujet.

Est-ce que tu crées des opportunités ou c’est la vie qui s’en charge ? Ou les deux ?

C’est toujours la vie qui s’en charge. Mon rôle est parfois de mettre en évidence qu’il y en a une à ne pas louper.

Est-ce par intuition que tu sais ce qui est utile, nécessaire pour une personne ? Est-ce que cela te vient, te traverse ?

Ça me vient dans le moment comme une évidence.

Pourrais-tu dire de toi que tu es habité ?

Je suis habité avant tout par la Simplicité et par un élan d’accompagner ceux qui le désirent, de dé-complexifier leur état d’être.

Que se passe-t-il si la personne ne saisit pas les opportunités que la vie crée pour elle ?

Quand on saisit une opportunité de suite on peut être débarrassé de pans d’inutilités superflues et d’attachements instantanément.
Avec un peu de chance, une nouvelle opportunité similaire peut se présenter (parfois des années) plus tard, mais normalement « le prix à payer » aura augmenté, autrement dit lâcher les attachements sera plus dur.

Quelle est la place de la foi dans ton enseignement ?

La foi dans la vie est à la base de la vie.
Sans foi, pas de vie.
La foi est là quand nous sommes nés mais elle se perd la plupart du temps après.
La retrouver avant de mourir est un des projets les plus nobles pour un être humain.

Est-ce que la grâce joue un rôle dans la libération d’un être ?

Oui, sans grâce pas de libération.