Accueil

Bonjour, il semble que tu aies trouvé ton chemin jusqu’à notre site. Que ce soit parce que tu étais à la recherche de la Quête Ultime ou pas, cela a peu d’importance ici. Peut-être que tu recherchais des informations sur Gurdjieff, Ouspensky, le Travail sur Soi, le Soufisme, l’Advaita Vedanta, Stephen Wolinsky, Nisargadatta Maharaj, Stephen Jourdain, le Zen, Vipassana, Osho, l’éveil ou la douzaine et plus d’autres sujets qui s’y rapportent.

Peut-être te sens-tu perdu ou as-tu l’impression que tu n’es pas d’ici en premier lieu. Peut-être es-tu intéressé par les enseignements populaires du New Age, ou les nombreux gourous néo-advaita qui ont surgi au cours des 15 dernières années. Si tu es un chercheur de tout ce qui est pratique à la mode, pas la peine pour toi d’en lire plus. Pas de place ici pour les « combattants du dimanche ».

Ce que tu trouveras ici concerne seulement ceux qui sont sérieusement intéressés à devenir l’expression vivante de leur essence même. Si tu te reconnais, sache alors que cela nécessitera des compétences, de la persévérance, la guidance de quelqu’un qui est passé par là, et de la grâce. Tout cela et plus encore est nécessaire pour te débarrasser de toutes les scories qui se sont accumulées au cours de ta vie.

Il ne s’agit pas dans ce chemin d’adopter de nouvelles croyances ou de changer de vieilles croyances. Il s’agit de se débarrasser de tes croyances existantes. Il n’est pas question d’obtenir de nouvelles connaissances, il s’agit de laisser tomber la connaissance que tu penses déjà avoir.
Principalement, il ne s’agit pas d’acquérir quelque chose de nouveau, mais plus d’abandonner le vieux.
Ce chemin ne demande pas de changer sa profession, sa situation familiale, ses relations ou ses activités de loisirs.

Cependant, suivre cet enseignement nécessite une absolue sincérité envers soi-même ainsi qu’un degré élevé d’intégrité personnelle couplé à une volonté d’admettre que l’on a « des graines non cuites ».  
Habituellement, si un individu découvre, déterre ou pointe une graine non cuite chez un autre individu, ce dernier tend à se défendre et il/elle peut soit l’ignorer soit, si il/elle est stimulé(e), tenter de prouver que l’autre a tort. Découvrir une graine crue exige que l’on développe la capacité d’accueillir la souffrance nécessaire qui y est reliée et qui a été habituellement remplacée par une réaction d’autodéfense.
Lorsque l’accueil de la souffrance nécessaire est fait correctement, cela conduit à plus d’humilité et à une augmentation de la sincérité réelle envers soi-même.

Un des principes de base de cet enseignement est la capacité de reconnaître la différence entre la souffrance nécessaire et l’inutile. Le levier de base de la transformation devient alors de jeter toutes les souffrances inutiles à chaque fois qu’elles se manifestent, et d’accueillir la souffrance nécessaire.
Normalement, en tant qu’êtres humains, nous ne faisons pas la différence entre ces deux sortes de souffrances. Nous pouvons réagir de la même manière au fait d’être insulté par quelqu’un comme au fait d’être confronté à la mort d’un être cher. Mais en réalité, la souffrance qui émerge des deux situations est très différente. Et pour les fins du travail sur soi, l’une doit être rejetée et l’autre accueillie.

Alors qu’est-ce que la souffrance inutile exactement ? Elle jaillit de ce que l’on considère être un dû ou un acquis, des exigences, des croyances et/ou des attentes non satisfaites (soit par nous-mêmes, par d’autres ou par la vie en général). Elle fait surface quand nous sommes occupés par la considération interne, quand nous sommes dominés par les émotions négatives, et quand nous sommes préoccupés par l’inquiétude, le jugement, l’insécurité et la peur. A travers cet enseignement, nous apprenons à percevoir, identifier, et finalement jeter la souffrance inutile à la poubelle.

Et que dire de la souffrance nécessaire ? Elle est souvent cachée sous les couches de notre personnalité et nous pouvons dépenser de grandes quantités d’énergie dans des tentatives, réussies pour la plupart, afin de l’éviter. La souffrance nécessaire est cette souffrance que nous devons accepter et accueillir pour évoluer au-delà des limites de notre fausse personnalité. La plupart du temps (mais pas toujours), la peur doit être traitée comme une résistance à ressentir la souffrance nécessaire. Partout où il y a de la peur, il pourrait s’y cacher une possibilité d’accueillir la souffrance nécessaire, à moins qu’il s’agisse d’une peur instinctive liée à un danger imminent.

Voici un exemple concret : très tôt dans le Travail, on m’a demandé d’imaginer que je faisais face à la mort et de verbaliser ce qui émergerait en moi en faisant face à cette fatalité. Ma réponse a été que je me sentirais floué, que ma vie était terminée avant d’être achevée… qu’il y avait un sentiment d’être inachevé.
On m’a ensuite demandé de sentir la souffrance nécessaire d’être inachevé et d’accueillir cette souffrance et en même temps de me permettre de sentir la motivation à faire tout ce qu’il est possible de faire pour devenir achevé.

Eh bien, je vois que tu es encore en train de lire, et il est possible que tu te demandes de quoi tout cela retourne. Si tu as le cœur, le courage, la sincérité, l’humilité et la patience de permettre à la grâce d’entrer, alors va plus loin dans ta lecture.